Un « cinquième pouvoir » qui monte
Barack Hussein Obama est devenu, mardi 4 novembre 2008, le 44e président des Etats-Unis. Une victoire pour le métissage et la diversité. Une victoire acquise notamment grâce aux méthodes traditionnelles du webmarketing. Fruit de cette campagne intensive, la récolte de plus de 10 millions d’emails. Des contacts qui serviront le moment venu en cas de baisse de popularité dans les sondages.
Mais cette victoire est aussi celle des fausses rumeurs. Les spammeurs ont très vite compris l’aubaine du phénomène Obama. A commencer par une soit-disant vidéo montrant le candidat avec de jeunes Ukrainiennes. Aujourd’hui encore une fausse édition du New York Times, nous annonce la fin de la guerre en Irak. Un canular en réalité, comme le décortique Reuters dans son édition du jour. La raison invoquée officiellement par les auteurs de cette imposture : “Nous voulons être sûrs qu’Obama et tous les autres démocrates feront ce pour quoi ils ont été élus”. Les individus ont de plus en plus de moyens de pression.
Tout cela semble indiquer que le web communautaire n’est pas si bout de souffle que le pensent certains gourous du net. La politique pourrait d’ailleurs le relancer en lui donnant un second souffle. Pourtant les présentations comme celle de Sequoia Fund circulent sur le web et indiquent à tous les mesures à prendre pour tenir dans la crise. Faire le dos rond, reste la seule solution. Les projets sont parait-il tous en standby. L’heure est grave. D’autant qu’avant la récession il n’y avait déjà plus d’argent pour le web communautaire. Plusieurs raisons à cela :
- Saturation de l’internaute qui commence à s’y perdre vu la profusion des offres et le volume de sollicitations.
- Absence d’un modèle économique éprouvé.
- Les pionniers du web n’ont pas pris la vague des réseaux sociaux et sont déjà sur des thématiques “go green”. John Doerr, big boss de Kleiner Perkins n’en a que pour l’énergie, les green tech et la politique économique d’Obama.
On aurait donc pu penser que la crise aurait définitivement fermé les flux financiers. Finalement la victoire d’Obama relance le web communautaire. En effet, depuis le début de la crise l’argent coule de nouveau à flot. En effet, pour la seule année 2008 Linkedin a levé plus de 100 millions de dollars tandis que Marc Zuckerberg, patron de Facebook reconnait qu’il cherche toujours son business model.
Overdose ou non, les réseaux sociaux ont encore de beaux jours devant eux. Les fonds d’investissement et un président 2.0 plébiscité par les internautes ne peuvent se tromper. Le 5ème pouvoir est en marche. Mr Obama, les attentes sont énormes : “Big brother is watching you !”.
Ecrit par Matthieu Bourguignon - eWatcher : business interactif et marketing digital

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